Chambre d'hôtes à Troyes

La Galerie – Les photographes

Les murs de nos chambres d’hôtes sont décorées par des photographies de photographes professionnels sous contrat avec le Clos Saint-Pierre.

Toutes les images exposées sont à vendre selon les tarifs indiqués. Il s’agit de tirage d’art, c’est-à-dire de photographies à tirage limité (30 exemplaires maximum et en général 6 à 10 tirages par format proposé) signé par l’artiste.

Les images tirées sur papier Fine Art sont collées sur châssis alu et sous plexiglas par le laboratoire Vikart Studio et le contrecolleur Plasticollage Service, références dans le domaine de la photographie d’Art.

Nous proposons également dans le bac à photo des tirages à des prix plus doux à un tarif spécialement négocié avec les artistes.

Vous trouverez la présentation des principaux photographes exposés.

FontThibaut

Les premières étapes de « Late Colors », l’épopée photographique de Thibault de Puyfontaine, l’ont conduit en Egypte, du Caire à Alexandrie, mais aussi au Mozambique. Il nous en livre un étonnant constat visuel, entre rêve et réalité.

Au gré de ses périgrinations, Thibault de Puyfontaine, tout d’abord subjugué par les lueurs des ruelles étroites de ces cités, a décidé de se perdre. Sans aucun a priori, il s’est laissé guidé par les lumières artificielles qui nimbent venelles, places, porches, escaliers. Attiré par leur irréalité, elles l’ont poussé à l’intérieur des immeubles, dans les estaminets, dans les maisons, à la réception des hôtels. Intrigué par les clairs obscurs provoqués par les éclairages électriques, Thibault de Puyfontaine s’est arrêté, pour goûter le temps et laisser à la lumière la faculté d’envahir l’espace, de le transformer pour en révéler la beauté. Aidé par cette source lumineuse qui semble parfois divine, il souligne un détail, une trace, un vestige ; il transcende la simplicité des lieux en révélant des teintes insoupçonnées. Son parcours est celui d’un papillon de nuit, attiré par les ampoules et les néons. Il se laisse mener, comme aimanté par la lumière.

Et puis une étrange sensation, dans un second temps. Tous ces lieux sont exempts de toute présence humaine ou animale. Thibault de Puyfontaine nous a certes conviés à une ballade nocturne, mais le vide ambiant renforce encore un peu plus le sentiment d’être au milieu d’un rêve. Tous les acteurs ont quitté la scène, laissant les accessoires en l’état : une télévision encore en marche dans un café, des fleurs abandonnées sur un comptoir, une chaise sur un trottoir… La fiction déserte les lieux, qui, sous les lumières toujours actives, redeviennent des décors. Une nouvelle réalité s’installe implacablement. L’envers de l a frénésie diurne.

Pour la série «Late Colors», aucune couleur n’a été modifiée, aucune mise en scène n’a été réalisée, aucune photographie n’a été transformée.

http://depuyfontaine.com/

catalogue-Thibault_de8Puyfontaine

FontBazire

Joelle Bazire est née en 1959. Elle vit et travaille en région parisienne. Sa série porte sur le temps qui passe. Pour l’artiste, tout est une question de distance. L’homme laisse son empreinte sur notre planète. Il crée, transforme le monde, se met en scène. Mais, au fur et à mesure, tout ce qu’il crée, se transforme à son tour, disparaît. Le temps qui passe change notre façon de voir, change le monde qui nous entoure. En photographiant, Joëlle Bazire, souhaite figer le temps.

Joelle Bazire fait partie de la sélection PHOTOcollection #3.

http://www.jobazirephotographies.com/fr/accueil.html 

FontJorion

Le photographe Thomas Jorion s’intéresse depuis plusieurs années aux lieux laissés à l’abandon. Il débusque et photographie partout dans le monde des espaces désertés où le temps semble figé, comme suspendu.
Endroits singuliers, désormais oubliés où la nature et les saisons ont érodé la pierre et redessiné un nouveau visage à ces impressionnantes et monumentales architectures. Une esthétique du désenchantement et du silence. Par ses images il nous donne à voir une nouvelle beauté, non conventionnelle, qui raconte l’homme et son rapport à la société, à la modernité et au temps. Paysages urbains en ruine, usines désaffectées, appartements déserts, salles d’apparat de vieux palais toscans, théâtres – cinémas américains abandonnés…

Thomas Jorion est né en 1976. Il vit et travaille à Paris. Après des études de droit et un début professionnel dans la finance, Thomas Jorion décide il y a quelques années de se consacrer pleinement à sa passion, la photographie.
Autodidacte, il élabore très vite un discours singulier qui prend forme dans le champ spécifique des bâtiments en ruines ou en cours de démolition.
Son geste photographique explore les rapports avec l’environnement construit en privilégiant des espaces délaissés qu’il nous incite à observer en induisant une réflexion sur la matérialité et la temporalité.
Il réalise ses images à la chambre 4 x 5″ en négatifs couleurs. Il ne travaille qu’en lumière naturelle sans mise en scène ni retouches.
Thomas Jorion participe à de nombreux salons et foires et expose dans diverses galeries en France, en Europe, aux Etats-Unis et au Japon.

http://www.thomasjorion.com/

 

FontChapeaublanc

Amoureux du voyage, Rémi Chapeaublanc a travaillé notamment au Canada, en Norvège, au Burkina-Faso et au Népal. Pour la série Gods & Beasts, il a entrepris de traverser l’Europe et l’Asie en moto, jusqu’en Mongolie. Stimulé par l’échange et les rencontres, il est toujours à l’affût de nouvelles découvertes, qu’elles soient artistiques ou humaines. Photographe autodidacte, il était voué à une carrière scientifique dans la bio-informatique. Mais si cette formation cartésienne l’a beaucoup influencé, il a su s’en éloigner pour proposer un travail sensible, centré sur l’humain.

Un voyage en solitaire – à travers l’Europe et l’Asie – a conduit Rémi Chapeaublanc jusqu’en Mongolie. La découverte de ce pays où l’Homme n’a pas désacralisé la Nature a nourri sa réflexion pour aboutir à la série Gods & Beasts. Dans ces contrées, hommes et animaux dépendent de liens ancestraux à la fois sacrés et nécessaires. Une relation archaïque et viscérale dans laquelle les jeux de domination équivoque questionnent. Qui ici, sont les dieux et qui sont les bêtes ? Ou plutôt, pour qui sont-ils des dieux, pour qui sont-ils des bêtes ?

Gods & Beasts est constituée de portraits bruts. S’il existe bien une hiérarchie ambigüe entre hommes et animaux, cette série – réalisée hors studio, dans l’environnement originel de chacun – s’affranchit de cet ordre culturel. Ce travail de mise en lumière, quasiment protocolaire, les place pour une fois à égalité. Le spectateur se retrouve ainsi laissé comme seul juge de la limite entre divin et animal. Sa précédente série Touriste réalisée au Népal, a marqué un virage important dans son style photographique. Gods & Beasts s’inscrit dans cette continuité. Le clair-obscur de ces portraits graves et singuliers, fige les attitudes et renforce leur côté saisissant. Le travail de Rémi Chapeaublanc se caractérise par cette signature forte et épurée, une photographie à la fois très humaine et engagée.

Photographe indépendant et cofondateur de la communauté Lense.fr, Rémi Chapeaublanc est également ambassadeur photo de la marque SONY Alpha. Touche à tout et insatiable, il est aussi réalisateur de vidéos expérimentales et de courts-métrages. Sélectionné pour le Prix photo de Vichy, lauréat du Prix du public des Nuits Photographiques en 2011, il est cette année lauréat du Concours International de Montier-en-Der et fait partie de la sélection PHOTOcollection #3.

http://www.remichapeaublanc.com/